Huit écrans, dans l'ordre d'une journée. Aucun ne demande de connexion internet : la caisse fonctionne seule et remonte ses ventes quand le réseau revient.
Une seule fois par appareil, à l'installation.
Au premier démarrage, l'écran « Appairer cette caisse » demande un code. Le responsable l'obtient depuis le back office, écran Caisses, en créant la caisse et en affichant son code d'appairage.
Saisissez le code, validez : l'appareil télécharge le catalogue, les moyens de paiement et la liste des caissiers, puis retient son autorisation. Il ne la redemandera plus, même après extinction ou coupure de réseau.
À chaque prise de poste.
L'écran « Code caissier » demande quatre chiffres. Ce code identifie la personne qui encaisse : chaque vente, chaque remise et chaque avoir portera son nom.
La vérification se fait sur l'appareil, sans passer par le serveur. Une coupure d'internet n'empêche jamais un caissier de prendre son poste.
Ouverture de la session, une fois par jour et par caisse.
L'écran « Fond de caisse » demande la somme présente dans le tiroir avant la première vente. Comptez-la réellement — ne reportez pas le chiffre de la veille.
Pourquoi c'est important : l'écart constaté le soir se calcule à partir de ce montant. Un fond de caisse approximatif rend la clôture inexploitable — on ne saura pas si les 2 000 F manquants sont une erreur de rendu monnaie ou une erreur de comptage du matin.
L'écran principal. Tout s'y fait, sans changer de page.
Passez la douchette sur le code-barres : l'article tombe dans le panier au bip. Sans douchette, tapez le début de la désignation dans le champ « Scannez, ou tapez une désignation… ». Sur téléphone ou tablette, un bouton permet de scanner avec l'appareil photo.
Touchez une ligne du panier pour changer la quantité, appliquer une remise ou la retirer. « Vider » annule le panier entier — rien n'est enregistré tant que la vente n'est pas encaissée.
En pourcentage ou en montant. Si l'opérateur est caissier, la caisse demande le code d'un responsable : une remise est une décision commerciale, elle laisse une trace nominative.
Choisissez le moyen de paiement. En espèces, saisissez le « Montant reçu » : la monnaie à rendre s'affiche, décomposée en billets et pièces. Pour le TPE, un champ de référence facultatif permet de noter le numéro du reçu.
Un client qui paie 1 000 F en espèces et le reste au TPE : saisissez 1 000, touchez le bouton orange, choisissez le TPE, encaissez le solde. Le ticket portera les deux règlements.
Le ticket part à l'imprimante dès la validation. Il porte l'en-tête de la boutique, le détail des articles, le total, la TVA ventilée par taux et le détail des règlements avec la monnaie rendue.
Une impression ratée n'annule jamais une vente. Si l'imprimante est débranchée ou à court de papier, la caisse le signale et propose de réessayer — la vente, elle, est déjà enregistrée. Le ticket se réimprime ensuite depuis « Tickets du jour ».
Tant qu'aucune imprimante n'est raccordée, le ticket s'affiche à l'écran. Le même panneau permet de changer la sortie d'impression et de le renvoyer.
Sous l'aperçu, trois boutons choisissent par où sort le papier. Le choix est retenu sur l'appareil : il ne se refait pas à chaque vente, et chaque caisse peut avoir le sien.
Le cas courant : une imprimante à tickets reliée en USB. Rien à installer — le navigateur demande une seule fois l'autorisation d'utiliser le port, puis s'en souvient.
Un petit programme installé une fois sur le poste reçoit le ticket et le transmet à l'imprimante, y compris si celle-ci est ailleurs dans la boutique, reliée au réseau. Un navigateur ne peut pas joindre directement une imprimante réseau : c'est précisément à cela que sert l'agent.
Le ticket s'affiche au lieu de s'imprimer. C'est le réglage de départ, avant l'installation du matériel — et le mode de secours le jour où l'imprimante tombe en panne : la vente se fait normalement, le ticket se lit à l'écran et le bouton « Imprimer » permet de le sortir sur une imprimante ordinaire.
Si « Série » est choisi mais que l'appareil ne le permet pas — certaines tablettes, certains navigateurs — la caisse bascule sur l'aperçu à l'écran et l'indique en haut du panneau. Elle n'échoue jamais en silence.
Écran « Tickets du jour ».
La liste des ventes de la session en cours, la plus récente en tête. Deux actions par ticket :
Le second exemplaire porte la mention *** DUPLICATA ***. Elle évite qu'un même ticket serve deux fois pour un échange.
Pour un retour ou une erreur. La caisse demande le code d'un responsable, puis produit un ticket marqué AVOIR, remet les articles en stock et sort l'argent du tiroir.
Une vente ne s'efface pas. Une erreur se corrige par un avoir, qui laisse les deux traces — la vente et son annulation. C'est ce qui permet à un comptable de reconstituer la journée, et ce qui protège le commerçant en cas de contestation.
Chaque fois que de l'argent entre ou sort sans vente.
L'écran « Mouvement de caisse » enregistre deux sens : Apport quand on ajoute de la monnaie au tiroir, Prélèvement quand on en retire — un achat de sacs, un dépôt à la banque, une avance.
Le montant et le motif sont obligatoires. Le motif est ce qu'on relira dans trois semaines pour comprendre un écart.
C'est la règle la plus souvent oubliée. Un billet sorti du tiroir sans mouvement enregistré apparaît le soir comme un manquant — et c'est le caissier qu'on soupçonne.
En fin de service.
L'écran « Clôture de caisse » demande de compter le tiroir, coupure par coupure. Le « Total compté » se calcule au fur et à mesure.
La caisse affiche ensuite trois chiffres :
| Théorique | Fond de caisse + ventes en espèces + apports − prélèvements − avoirs |
| Compté | Ce que vous venez de compter dans le tiroir |
| Écart | La différence. Zéro est l'objectif, pas l'obligation |
Un écart s'explique dans le champ « Observation ». Une explication écrite le soir même vaut mieux qu'un chiffre juste obtenu en trichant sur le comptage : un écart documenté se corrige, un écart masqué se répète.
Après validation, la session est close. Toute nouvelle vente exige une nouvelle ouverture avec un nouveau fond de caisse.
En haut de l'écran, en permanence.
À jour
Toutes les ventes sont remontées au bureau.
3 tickets en attente
La remontée est en cours. Rien à faire.
Hors ligne
Pas de réseau. La caisse encaisse normalement et rattrapera seule.
Ce bandeau ne dit jamais l'état de la caisse, seulement celui de la remontée. Une caisse hors ligne encaisse, imprime et rend la monnaie exactement comme d'habitude. Ce qui doit alerter, c'est un nombre de tickets en attente qui grossit pendant plusieurs jours — signe qu'il faut prévenir le responsable.
Et pourquoi ces refus vous protègent.
| Refus | Raison |
|---|---|
| Encaisser sans session ouverte | Sans fond de caisse déclaré, l'écart du soir ne veut rien dire |
| Valider un montant inférieur au dû | Évite le règlement partiel involontaire dû à une frappe de travers |
| Imputer plus que le total | Le surplus se rend en monnaie ; imputé, il gonflerait la recette du jour |
| Vendre un article en rupture | Un responsable peut autoriser ; le stock passe alors en négatif et devra être corrigé par un inventaire |
| Remise ou avoir sans code responsable | Ces deux gestes font sortir de l'argent : ils sont nominatifs |
| Modifier une vente enregistrée | Une correction passe par un avoir, qui laisse les deux traces |
La formation à l'installation dure une demi-heure et part de votre catalogue. Écrivez à contact@ktminnov.com.